Anorexie boulimie,
un trouble d’identité

Cause de la boulimie anorexie

Le vrai soi sans masque, se révèle dans les groupes grâce aux réactions authentiques de chacun

Quand on est boulimique anorexique ou boulimique hyperphagique on ne sait pas que cette addiction est liée à un trouble identitaire et relationnel. Certains sont persuadés même d’être de bons communiquants.

Mais en réalité, quand on gratte le vernis et que l’on a le courage de se montrer tel que l’on est, avec ses doutes, ses vulnérabilités, ses peurs de ne pas être aimé, de ne pas être à la hauteur, les prémices du vrai soi commencent à émerger. Oser se montrer tel que l’on est sans inonder les autres, sans les souler ou les agresser, tel est le travail qu’il est nécessaire de faire sur soi pour ne plus avoir besoin d’une addiction pour tromper sa solitude. Voici quelques extraits vidéo de personnes qui témoignent des résultats d’un tel travail.

Surdoué dans son métier… il était perdu dès que l’affectif est en jeu. Voici le texte de son témoignage  :

« – Moi je suis dans le milieu universitaire. J’ai l’habitude d’avoir les personnes, les aînés qui sont les sachant, au-dessus et nous on est en dessous, donc c’est à nous d’apprendre.
J’étais dans cette optique-là, j’étais formaté comme ça, il faut faire attention à la personne qui est en face de soi, le thérapeute, parce qu’il faut rester en dessous.
En fait, j’ai appris ici qu’avec les autres, et avec toi, on est au même niveau. C’est ça qui change tout. Parce que avec les psychologues et les psychiatres, je n’avais jamais connu ce rapport, d’égal à égal, où il y a un vrai dialogue, la communication. D’ailleurs c’est ça que tu nous apprends ici, la communication, échanger entre nous. Cet échange est possible parce que les personnes sont au même niveau. Quand on arrive ici, je n’ai pas l’impression qu’on soit au même niveau. Soit on est dans la violence, on crie sur l’autre, et on prend le dessus, ou je pouvais être en dessous faire le carpet et me laisser écraser par l’autre. En fait, progressivement, dans les groupes, on apprend à rééquilibrer ça. C’est cet éléments-là qui m’a permis d’être présent avec les gens. Du coup, toute la notion de légèreté est possible par le dialogue avec l’autre. Je deviens conciliant dans l’écoute et dans la parole quand tu parles de toi quand tu parles de laisser des silences je ne savais pas qu’on pouvait profiter de regarder l’autre sans parler. Je me suis dit mais comment va s’en sortir ?

– On voit plein de personnes qui rient ; ça veut dire que vous aussi vous avez connu ça, remplir tous les silences ?

– Et puis le regard de l’autre… tu te rends compte ? Le regard de l’autre, c’est un des pires exercices que j’ai pu faire dans le cadre de la thérapie.

– Ce qui t’a permis de le faire en dehors du groupe aussi ?

– Avec mon père par exemple, on avait complètement rompu le contact, et je peux arriver aujourd’hui à être devant lui pendant 10 minutes, 15 minutes, juste le regarder. Alors lui il est mal à l’aise, mais il accepte comme ça. De toute façon, comme il n’aime pas trop parler, on ne parle pas. Mais je le regarde comme ça, je profite, et je me raconte des trucs… ça devient un plaisir d’être en contact avec la personne sans parler. Il n’y a plus de peur.

– Même avec ton père qui était le problème ?

– Même avec le dernier petit ami, quand on était au resto je mangeais très lentement, mais ce n’est pas ce qu’il fallait que je parle à chaque bouchée parce qu’il ne fallait pas laisser de blanc. »

error: Content is protected !!