Anorexie boulimie,
un trouble d’identité

Comment vaincre la boulimie ?

1ère étape : comprendre que la boulimie a un sens

– Je viens d’avoir 50 ans. Me retrouver ici, en situation de groupe, m’apporte beaucoup d’émotions. Mais c’est aussi au milieu de ces groupes que j’ai appris à parler en pleurant.
Moi en fait, j’ai voulu tout faire à la fois. Je me suis mariée à 20 ans, avec un mari que j’aimais et qui est toujours là. Donc 30 ans de mariage. À 30 ans, j’ai monté une entreprise avec lui que je dirige toujours. J’ai eu deux filles que j’ai voulu élever parfaitement, également. Le fait de manger, de toujours courir après le poids m’avais poursuivi, j’ai beaucoup fui. J’ai commencé les groupes à 45 ans, et je me suis trouvée dans un endroit qui m’était étranger complètement, parce que j’avais toujours était habituée à tout gérer, tout contrôler, aucun lâcher prise.

Et c’est vrai que ces groupes m’ont apporté beaucoup, comme le feed-back des autres. Ils m’ont montré que je pouvais être ressentie comme douce, que je pouvais être au milieu de personnes, et écouter – ce que je n’ai pas su faire jusqu’à présent. Je suis quelqu’un qui, de l’extérieur, on aurait pu dire que j’ai tout allait bien, que j’avais tout pour être heureuse, pour être bien, c’est une femme respectable, elle n’a pas de problème.

– La première fois que tu es venue me voir, tu m’as dit que tu étais chef d’entreprise.

– Oui, c’était une reconnaissance, une réussite. Je suis une fille d’immigrés, et la revanche sur l’immigration de la famille, dans le malheur. J’ai appris au cours de ces groupes que je suis chef d’entreprise… ça ne veut rien dire. En fait, c’est qui je suis ? Je ne savais pas qui vivait à ma place.

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